Arrivé vendredi en fin d'après midi à l'abbaye d'En Calcat, je m'octroie une pause dans le temps et dans l'espace pour me ressourcer, pour rencontrer exclusivement le Très Haut le temps d'un weekend.
Je me présente à l'accueil et bientôt le frère Hôtelier me conduit à ma chambre, ou plutôt à ma cellule devrais je dire, car je suis logé à l'hôtellerie intérieure, près des frères.
Il m'est proposé, pour ce début de temps de retraite, de prendre conscience de l'amour infini que déploie le Seigneur pour moi. Bon, je fais mon lit, je vais faire un tour à l'église abbatiale, vide à cette heure là, je m'arrête un instant devant le tabernacle et je prie. Et me revient aussitôt le psaume qui commence par "Le Seigneur est mon Berger, je ne manque de rien...". Il sera ma méditation exclusive du soir jusqu'à mon coucher.
18:00, c'est l'heure des vêpres. J'aime les psaumes chantés par le chœur des quelque 25 moines accompagnés par l'orgue de chœur. Je me laisse emporter par la prière multi séculaire des frères. Et je perçois par là l'amour de Dieu envers moi. Cette parenthèse dans le temps de ma vie est précieuse car je donne de mon temps au Seigneur, et je reçois en retour sa bonté, son amour.
19:00, c'est le dîner. Nous sommes 9 retraitants et partageons en silence le repas frugal des moines pendant qu'un des frères fait une lecture sur St Jean Bosco. À la fin du repas, nous sommes invités à participer à la vaisselle, toujours en silence. C'est bon de vivre un peu de vie communautaire.
Le silence est essentiel pour entendre le Seigneur nous parler. Notre monde est bruyant, nous tiraille, nous happe, nous séduit, nous heurte. Prendre un temps de silence de temps en temps est pour moi essentiel.
Je terminerai la soirée par de saintes lectures et samedi, je rencontrerai un frère dans un parloir qui orientera cette fois ma méditation vers l'amour inconditionnel et universel de Dieu.
Merci Seigneur pour ce temps béni.
