Sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690)
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Sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690)

Sainte, religieuse de l’ordre de la Visitation, mystique, disciple du Sacré-Cœur de Jésus…
Marguerite, dès ses 5 ans, se consacre, par un voeu de chasteté, à Jésus. Souvent malade, du fait d’un autre vœu à la Vierge Marie, elle promet « d’entrer dans la vie religieuse, si elle guérit ». Elle guérit et choisit de rentrer dans le couvent de la Visitation. A Paray-le-Monial où une voix intérieure lui dit : « C’est ici que je te veux ». Par la suite elle prononcera ses vœux perpétuels en novembre 1672 et ajoutera alors « Marie » à son nom. En décembre 1673 nous avons un autre témoignage la concernant. Encore malade, c’est la Vierge Marie qui vient la guérir en vue d’un long chemin de croix, qu’elle a à faire « toujours sur la croix, percée de clous, et déchirée de forets », mais « ne crains rien, ajoute Notre-Dame, je ne t’abandonne pas et te promet ma protection ». Elle souffre beaucoup mais elle a compris que c’est « sa vocation » (c’est pour elle un moyen de réparer les ingratitudes et les péchés qui souillent le cœur de Jésus). Pour prouver son amour, elle s’ajoute de nombreuses mortifications, donc la « flagellation ». Un jésuite, Claude de la Colombière (qui sera canonisé) arrive au monastère et elle entend une voix intérieure qui lui dit : « voilà celui que je t’envoie ». Il demande à Marguerite d’écrire les grâces qu’elle a reçues. Ce qu’elle fera. Elle veut rendre à Jésus amour pour amour, et c’est alors que Jésus lui découvrant son cœur, lui déclare : « voici ce cœur, qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné pour lui témoigner son amour, et en lieu de reconnaissance je ne reçois rien de la plupart que des ingratitudes, de l’indifférence et même du mépris dans ce sacrement, l’Eucharistie. Mais je souffre encore plus des âmes consacrées (c’est-à-dire des prêtres, des religieux ou des religieuses) agissent ainsi ».
Marguerite va recevoir une autre demande : qu’une fête spéciale soit instituée pour honorer cet amour de son cœur pour les hommes – à savoir « un vendredi après la fête du Saint-Sacrement » (à cette fête on est invité à communier et à prier spécialement pour que l’amour de Dieu soit mieux connu). Si on est fidèle à ce vœu, on ressentira les effets de son divin amour. Cette fidélité va donner naissance à la dévotion des « 9 premiers vendredis » et à « l’Heure sainte ». Marguerite a toujours été heureuse d’offrir à Jésus ses souffrances. Marguerite Marie sera pour les Jésus l’héritière de son cœur pour le temps de l’éternité. Son monastère deviendra une « école de sainteté ». Elle dira aux novices : « une religieuse qui n’aime pas l’oraison est un soldat sans arme ».
Marguerite aura un nouveau directeur, le RP Rolin. Il lui demande d’écrire « toute » l’histoire de sa vie. Ce qu’elle fera. On construira une chapelle en l’honneur du sacré-cœur de Jésus : « Marguerite Marie pleure de joie ! ». Elle dira : « maintenant, je mourrai contente ! ». Dans cette chapelle, Marguerite Marie a les yeux fixés sur l’hostie : « elle paraît ne pas être sur Terre ». Elle dira : « il ne faut que d’aimer pour devenir sainte ». De son vivant, elle est reconnue sainte car elle a fait des miracles. Elle va tomber malade le 8 octobre 1690 et malgré ses terribles souffrances, elle répète : « quel bonheur d’aimer Dieu ; ah ! Quel bonheur ! ». On construit par la suite un sanctuaire à Montmartre où l’Adoration est continuelle. Ecoutons, une fois encore, ce chant magnifique : « Regardez l’humilité de Dieu », qui s’est fait tout petit dans une petite hostie de pain ». Apprenons à répondre à l’amour par l’amour.
Claudine Mestre
PS : Marguerite est béatifiée en 1864 et canonisée en 1920. Sa fête est le 16 octobre

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