Tout le monde dans la paroisse s’est ému de l’accident du Père Jean-Pierre qui l’a conduit à l’hôpital Purpan. Là, il est soigné pour que son hématome au cerveau soit résorbé et cela prend du temps. P Jean-Pierre est visité par des paroissiens qui lui apportent de bons plats pour améliorer ses repas et il apprécie. Il comprend aussi que tout le monde prie pour lui et il est touché. Le diocèse se mobilise aussi pour lui et sa famille au Congo est au courant de son long chemin vers la guérison. Continuons à prier pour notre frère et père malade.
La fraternité se vit aussi autour d’autres croyants en ce moment dans la paroisse. Un jeune homme nigérian dormait sous sa tente depuis de longues semaines. Les gens du quartier du centre s’arrêtaient pour discuter avec lui, lui porter la communion ou l’aider dans ses démarches. Il dort maintenant depuis un mois dans une salle à Ste Bernadette, provisoirement. Il est très respectueux du lieu et reconnaissant de l’attention des paroissiens et il participe parfois aux messes, se plaçant au fond, n’osant pas s’approcher…
Un couple de Togolais, passé par le Brésil, avec deux enfants, demandait le droit d’asile. Ils ne l’ont pas obtenu et sont menacés de quitter leur logement. Eux aussi sont bien entourés par des paroissiens et la Plate-forme des migrants mais leur situation reste très préoccupante. Chrétiens, on les voit parfois eux aussi aux célébrations à Ste Bernadette.
Une famille géorgienne (les parents et un enfant de 10 ans) est accueillie par une famille de la paroisse qui lance un appel pour qu’ils puissent être accueillis à tour de rôle dans d’autres familles. Là aussi c’est le logement qui fait défaut. Eux sont de confession orthodoxe.
J’ai moi-même visité Joël au Centre de Rétention de Cornebarrieu ces jours-ci. Arrêté en situation irrégulière, il est loin de sa compagne et de leurs quatre enfants qui habitent près de Strasbourg et qui ne peuvent pas lui rendre visite. Il m’a raconté le récit de sa fuite du Congo RDC dès l’âge de 12 ans. Il a rencontré la souffrance et la violence dans tous les pays qu’il a traversés avant d’arriver en France. La souffrance continue mais sa foi à lui aussi est bien présente. Il a demandé que je lui apporte une bible lors de ma visite, ce qui l’a beaucoup réjoui.
L’équipe du Service de l’Evangile auprès des Malades pourrait aussi donner le récit des visites qu’elle effectue, de la foi qu’elle trouve chez les personnes malades ou âgées pour qui la communion est un grand bienfait. Ce service animera les messes des 7 et 8 février et nous aidera à prier pour toutes les personnes malades.
Continuons à avoir le souci les uns des autres. Et nous aurons toujours de belles surprises, de personnes aidées qui nous édifient dans leur foi, et qui nous font grandit dans notre propre foi.
Tout cela nous aide à préparer le Carême qui approche dont le thème retenu est : « Contempler le Christ et choisir le chemin de vie ».
J-Christophe Cabanis
