En ce vendredi, sonne la fin du pèlerinage dans la ville éternelle, temps fort pour chacun et pour tous si j'en crois ce qui se dit autour de plusieurs tables partagées lors des différents repas pris.
La fin d'un temps fort est souvent synonyme de blues, de petite déprime, de creux intérieur... "C'était bien, c'était formidable, c'était chouette..." Bien sûr, mais pourquoi en parler au passé ? Pourquoi figer dans son esprit un temps vécu avec nos frères et sœurs en Jésus ? Pourquoi voir ce moment-là derrière nous ? Pourquoi ne pas plutôt discerner les grâces reçues et les porter, les déployer dans nos maisonnées, nos familles, chez nos amis, dans nos milieux professionnels ?
Le thème de cette année jubilaire est "Pèlerins d'Espérance". Et bien, après avoir vécu tant de belles choses, la balle est dans notre camp, entre nos mains pour être des témoins d'espérance dans nos lieux de vie.



Haut les cœurs ! Partageons l'espérance que nous avons vue durant ce temps béni et portons-la où le Christ nous envoie à la manière de l'envoi des disciples dans l'Évangile.
Le monde croule sous la tristesse, sous la violence, la concupiscence, la peur de l'autre, la crainte de jours sombres, le désespoir... Soyons des porteurs de lumière, soyons des christophores - ceux qui portent le Christ en eux et qui illuminent le monde par leur présence là où ils sont. C'est notre vocation de chrétiens : porter le Christ en chaque recoin du monde, porter la lumière, porter l'espérance pour que nos pairs relèvent la tête, se redressent. Alors, nous ne ferons plus des choses pour Dieu, mais des choses de Dieu. Telle est notre espérance.
Afin de nous envoyer comme Pèlerins d'Espérance, Mgr de Kérimel nous a bénis dans le cœur de la basilique Saint Laurent hors les murs et nous a remis la médaille du Jubilé. Il a ensuite béni tous les objets religieux dont nous sommes porteurs et que nous allons remettre à nos parents ou amis.
