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Homélie – 4ème Dimanche de Carême, année B
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Homélie – 4ème Dimanche de Carême, année B

Le verbe « élever » est important dans cet évangile. « Il faut que le Fils de l’Homme soit élevé afin que tout homme qui croit ait la vie éternelle ». Le Fils de l’Homme, c’est Jésus qui a pris notre condition. Et qui a accepté de mourir sur une croix comme le pire des criminels alors qu’il n’avait rien fait de mal, au contraire il faisait toujours le bien. Jésus a été élevé sur une croix en guise de supplice, mais c’est pour nous élever nous aussi. Pas pour nous élever sur une croix mais pour nous élever vers son Père. Pour cela, il faut lever les yeux vers la Croix, parce qu’elle est un passage vers le Père du ciel, vers la vie éternelle. Jésus, trois jours après sa mort, va ressusciter, et il nous entraine avec lui dans ce passage vers la vie éternelle. Jésus veut nous élever vers son Père, il veut nous faire grandir. Pour cela, il faut croire en lui. Le verbe « croire » est aussi répété dans cet évangile. Croire en l’amour de Dieu, croire en un Dieu d’amour. Parce que, nous dit Jésus, « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». Lever les yeux vers la Croix, c’est réaliser à quel point Jésus nous aime, lui qui a donné sa vie pour nous. Etre élevé par Jésus, c’est le contraire d’être terre à terre, de s’occuper surtout de ce qui est matériel, qui est nécessaire mais pas suffisant.

L’évangile insiste aussi sur la lumière. Jésus est lui-même la lumière qui vient éclairer nos zones d’ombre, qui vient chasser le mal. Jésus fait de nous des enfants de lumière par notre baptême. Nous sommes éclairés par Jésus et nous devons éclairer autour de nous, chasser le mal nous aussi par notre bienveillance, par notre vie qui doit être lumineuse grâce à la lumière de Jésus en nous. Cet entretien de Jésus se fait avec Nicodème qui est un pharisien chercheur de Dieu. Il vient trouver Jésus la nuit pour ne pas être vu par les autres pharisiens qui sont plutôt contre Jésus, qui ont peur d’être supplantés par lui, qui préfèrent rester dans leurs ténèbres. Nous sommes aussi des chercheurs de Dieu comme Nicodème. Nous interrogeons aussi parfois Jésus la nuit lors de nos prières. Il faut accepter, comme Nicodème, d’être dérangés dans nos certitudes, d’être éclairés d’une lumière nouvelle qui change nos habitudes.

Dans la première lecture, le peuple juif, le peuple dont est issu Jésus, a subi une terrible épreuve. Durant 70 ans, ils ont été en exil à Babylone, maltraités par le tyran, Nabuchodonosor. Ils n’avaient pas voulu écouter les prophètes qui les prévenaient de ne pas s’éloigner de la loi du Seigneur. Mais ils n’ont pas écouté les prophètes. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’endroits dans le monde où la situation est préoccupante, à cause des guerres, du réchauffement climatique,… à cause de nos comportements ! Au bout de 70 ans, le peuple est revenu d’exil grâce à l’action de Dieu et a pu retrouver son pays, reconstruire le Temple. Le Seigneur ne nous oublie pas non plus aujourd’hui, Jésus est là pour nous sauver. Continuons à l’écouter, à lever les yeux vers sa Croix, à le laisser agir en nous. Nous ne sommes pas des spectateurs du salut de Dieu, nous sommes des acteurs par toutes nos attentions, nos paroles, par nos œuvres bonnes comme nous y invite St Paul, par notre lumière qui vient de Jésus ressuscité. Continuons à marcher vers cette lumière de Pâques, vers la fête de la vie !

P. Jean-Christophe Cabanis

2 Chr 36, 14-23 ; Ps 136 ; Eph 2, 4-10 ; Jn 3, 14-21

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