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Homélie – 14ème dimanche du Temps ordinaire – Année B
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Homélie – 14ème dimanche du Temps ordinaire – Année B

Jésus enseigne à la synagogue de Nazareth et les auditeurs sont plus préoccupés par la question « d’où lui vient cette sagesse ? » que par l’enseignement en lui-même.

Finalement, Jésus n’est pas reconnu par les siens. Il était identifié comme le charpentier, on connaît sa mère, ses frères, mais personne n’est prêt à le découvrir autrement. A le voir au-delà de ce qu’ils connaissent de lui. Finalement, ils l’enferment dans un certain personnage. Peut-être que nous aussi cela nous arrive d’enfermer des personnes dans ce que l’on connaît d’elles, de ne pas essayer de découvrir chez elles quelque chose de nouveau qui peut nous déplacer, qui peut nous parler de Dieu !

Jésus, dans tout l’évangile, ce qu’il recherche, c’est la foi de ceux qu’il rencontre. Il est l’envoyé du Père, il est venu pour annoncer le Royaume de Dieu, il n’est pas là pour encourager les gens à faire du sur-place mais à avancer. Pour cela, il a besoin de faire des rencontres, il a besoin de rencontrer le désir des personnes, désir de croire, désir de guérir, désir de vivre. Là, il rencontre une foule compacte où personne ne se distingue. Il va guérir quelques malades car sa compassion est toujours là, mais va regretter le manque de foi de l’assistance. Demandons-nous si notre foi n’a pas besoin d’être réveillée, si nous n’avons pas à essayer de mieux connaître Jésus, de le rencontrer, lui qui vient nous révéler l’amour de Dieu, qui vient relever notre vie, l’élever. Les rencontres que nous faisons, ne sont-elles pas un signe de Dieu ?

« Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté, sa maison » dit Jésus avant de sortir de son village pour annoncer la Bonne Nouvelle ailleurs. Jésus est plus qu’un prophète. Un prophète est un envoyé de Dieu, or Jésus est le Fils de Dieu ! Il ne s’affiche pas comme tel, il nous demande de le chercher, de le suivre, de croire en lui.

Nous sommes des prophètes de par notre baptême. Nous avons à parler, au nom de notre foin à temps et à contretemps. En ces temps troublés, notre vie de foi doit être un témoignage pour construire un monde plus solidaire où chacun a sa place, un monde qui se rapproche du Royaume des Cieux.

St Paul est un bon exemple de prophète. Il a cru en Jésus après l’avoir combattu. Lorsqu’il l’a rencontré sur le chemin de Damas, sa vie a été complètement transformée. Dans la lettre d’aujourd’hui, il parle des révélations extraordinaires qu’il a reçues. Il parle aussi d’une mystérieuse écharde qui le fait souffrir et qui l’empêche de se surestimer. On ne sait pas de quelle nature est cette écharde, si elle est physique ou psychologique. Une écharde qui l’empêchait de se présenter plus grand qu’il n’était, qui l’obligeait à l’humilité.

St Paul a été choisi pour laisser passer en lui la puissance de Dieu. Et c’est en cela qu’il était prophète. Il croyait en Jésus au point de dire que ce n’est pas lui qui vivait mais c’est Jésus qui vivait à travers lui.

Que notre foi laisse aussi toujours plus de place à la puissance de Dieu pour être nous aussi des prophètes du Royaume de Dieu, en confiant nos faiblesses, nos échardes, au Seigneur en disant, comme St Paul : « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ».

Jean-Christophe Cabanis
Ez 2, 2-5 ; Ps 122(123), 1-2ab ; 2Co 12, 7-10 ; Mc 6, 1-6

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