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Homélie – Temple de l’Esprit – 3ème dimanche de Carême, année B
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Homélie – Temple de l’Esprit – 3ème dimanche de Carême, année B

Le troisième dimanche de Carême marque une nouvelle étape vers Pâques. Le premier dimanche, c’est l’appel à la conversion : se tourner vers Dieu, convertissez vous et croyez à l’Évangile ! C’est l’effort de l’homme, sa bonne volonté dont Dieu à besoin parce qu’il ne peut agir qu’en respectant notre liberté. Le deuxième dimanche, c’est la transfiguration : vivre en amitié avec Dieu, Celui-ci est mon Fils bien aimé, écoutez le ! , c’est la condition pour être transformé… devenir un disciple du Christ, pour être un jour à son image et sa ressemblance et si nous l’écoutons jusqu’au bout, nous lui seront semblables parce que nous le verrons tel qu’il est, dit Saint Jean. Le troisième dimanche, c’est la purification du temple : elle est en référence à la mort et la résurrection du Christ. « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai.» dit Jésus aux juifs qui lui demande un signe. Ce signe, seuls ses disciples, ceux qui ont choisi de se convertir et de le suivre, le reconnaîtront trois années plus tard : quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
• Se convertir, c’est chercher Dieu un peu à l’aveugle…
• Puis découvrir petit à petit que fréquenter le Christ à travers les écritures nous introduit dans un dialogue intérieur vivant et heureux avec lui… un dialogue qui nous transforme… Nous nous en rendons compte dans nos relations avec les autres. Jésus nous apprend sans cesse à aimer !
• Ce dimanche, l’Évangile va plus loin! Jésus identifie le temple de Jérusalem, lieu de la présence de Dieu, avec son propre corps qui connaîtra la mort et la résurrection glorieuse. Jésus en parle comme du signe que désormais il y a en l’homme la présence réelle de Dieu : par la foi en Jésus-Christ, nous devenons le temple de l’Esprit Saint, la demeure de Dieu.
A l’époque de Jésus, dans le temple de Jérusalem, la Présence de Dieu est dans le Saint des saints : c’était les tables de la loi, les dix commandements donnés par Dieu à Moise. Présence réelle mais encore bien extérieure à l’homme. Une présence légale, celle de la justice. Mais la justice n’est pas suffisante pour être en union avec Dieu, il restera toujours un hiatus entre Dieu et les hommes. L’homme, par lui-même, ne peut pas rencontrer Dieu, il ne peut qu’en avoir une idée. La foi en Dieu n’est pas l’idée que l’on peut se faire de Dieu. C’est le Christ, Vrai Dieu et Vrai homme qui vient combler ce hiatus :
• Par le Christ, c’est Dieu lui-même qui nous attire par sa bonté.
• Avec le Christ, c’est Dieu qui vient en ami à la rencontre de l’homme et pérégrine avec lui.
• Dans le Christ, l’homme devient un sanctuaire pour Dieu, le temple de l’Esprit-Saint.
Le temple dont parle Jésus c’est son corps, c’est ce qui sera révélé aux disciples le matin de Pâques. Par le Baptême, nous revêtons le Christ dans l’Esprit-Saint. La loi ancienne des 10 commandements demeure, mais c’est une loi nouvelle qui est désormais inscrite dans le cœur de l’homme. L’homme pourra se recevoir de Dieu malgré les blessures du péché qui l’habite encore. Dans la foi, cette présence silencieuse nous rend libres de la liberté des enfants de Dieu.
C’est donc la loi d’amour qui éclaire désormais notre conscience… Une loi d’amour ne peut pas nous contraindre et nous pouvons nous en détourner. Nous agissons alors contre notre conscience… C’est cela qui nous rend impurs. Jésus nous l’enseigne : ce qui rend l’homme impur, c’est ce qui sort de son cœur. Agir contre sa conscience n’est jamais tenable parce que nous nous divisons. Le remords de conscience demande expressément une réparation. Ces divisions, conséquences des péchés… Le Christ les prend sur lui dans sa mort et il les pardonne par sa résurrection…
Ce dimanche, l’évangile nous fait méditer sur la pureté du cœur. Vous connaissez la béatitude : Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu. C’est à cela que nous invite le Christ aujourd’hui… Avec sa grâce bien sur, car il n’y a pas de méthode !
Si le mot sacrifice veut dire « faire du Sacré », c’est-à-dire laisser une place au sacré en nous, c’est dans le sacrifice de nous-mêmes que nous pouvons participer à la purification de notre cœur :
• La bonne volonté nécessaire à notre conversion,
• La fréquentation quotidienne de la parole de Dieu pour entrer dans un compagnonnage avec le Christ. C’est lui qui édifie pleinement notre conscience.
• Et enfin, examiner notre conscience, relire notre vie au quotidien : Dieu était présent et je ne savais pas ! je peux découvrir sa présence et en avoir la conviction.

Dans la confiance nous pouvons méditer l’antienne du Psaume : Seigneur à qui irions nous ? … tu as les paroles de la vie éternelle.
Amen

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