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Homélie – Sacré cœur, année A
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Homélie – Sacré cœur, année A

La fête du Sacré cœur de Jésus, c’est l’ultime solennité de l’année liturgique dans le temps ordinaire. Dieu a finalement le dernier mot et il le dit par son cœur. Dieu par Jésus a ouvert son cœur aux hommes… Plutôt, il s’est laissé ouvrir le cœur par les hommes, nécessaire liberté donnée aux hommes.

Ouvrir son cœur à quelqu’un : c’est tout lui donner !

Ouvrir son cœur à quelqu’un : c’est être en vérité :

il faut dire ce qu’on a dans le cœur et parfois sur le cœur. Alors notre parole se déverse, elle jaillit comme d’une source inconnue : les mots viennent tout seul… on est surpris, voir submergé par notre propre parole, et ça fait du Bien !

Cet échange bienfaisant : c’est Dieu qui nous ouvre son cœur pour nous libérer. En fait, la source de ce dialogue est en Dieu, on ne peut s’y abreuver qu’en aimant nous aussi, en aimant ce qui est à notre porté, c’est à dire son prochain. St Jean médite sur sa propre expérience :

Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection.

Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit.

C’est dans l’Esprit qu’il y a le cœur à cœur avec le Christ, ce dialogue bienfaisant. Nous reconnaissons de plus en plus l’amour que Dieu a pour nous…Aimer c’est vouloir le bien de l’autre ! St Jean ajoute : c’est alors que nous croyons que Jésus est le Fils de Dieu.

Dans l’évangile, Jésus lui-même proclame la louange du Père : le Père lui a tout remis afin que par lui les hommes puissent connaître le Père que lui seul connaît et peut révéler. Les hommes sont alors introduit par le Christ lui-même au cœur de l’amour du Père et du Fils dans l’Esprit. Par la foi en Jésus Christ, l’homme est mis en relation avec Dieu.

D’où l’exclamation de Jésus : Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Jésus ouvre aux hommes… à tous les hommes la voie du Salut, du repos. Ce n’est pas la sagesse des sages ni le savoir des savants qui donneront la connaissance de Dieu aux hommes et donc le repos, mais l’accueil de l’évangile. Ce repos dont parle Jésus commence donc déjà ici bas !

Pour parler de ce cœur à cœur entre Dieu et les hommes, Jésus prend l’image du joug. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger…

Une image que nous connaissons bien. Elle est paradoxale car on utilise un joug pour les travaux des champs difficiles… Cet attelage permet d’exécuter des travaux pénibles en démultipliant la force des animaux. On peut alors travailler la terre pour qu’elle donne du fruit. Mais dans cet attelage dont parle Jésus, il ne s’agit pas de force.

L’action de Jésus reste un mystère, nous le savons : c’est la foi qui nous transforme. La foi est une coopération entre Dieu et l’homme, une coopération qui produit beaucoup de fruit. La part de l’homme : c’est de parler à Dieu en vérité : se présenter à Jésus tel que nous sommes… simplement… avec nos mots d’homme, nos préoccupations d’homme. Car il est doux est humble de cœur.

Ce dialogue a une simplicité enfantine.

Ce dialogue a une légèreté enfantine.

C’est le Christ qui en a fait cette révélation à marguerite Marie Alacoque au 17eme siècle : la dévotion au sacré cœur de Jésus. Frères et sœurs, engageons nous dans ce dialogue simplement… concrètement à l’image de Marie qui méditait tous ces événements de sa vie dans son cœur.

Amen.

P. Pascal Desbois

Dt 7, 6-11 ; Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 6-7, 8.10 ; 1 Jn 4, 7-16 ; Mt 11, 25-30

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