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Mot d’une paroissienne de Colomiers, lors des funérailles de Jeanne-Marie Guilhem
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Mot d’une paroissienne de Colomiers, lors des funérailles de Jeanne-Marie Guilhem

Quand je suis arrivée à Colomiers, je ne parlais pas la langue française ; j'étais un peu perdue. C'est Jeanne-Marie qui m'a accueillie à l'église. A partir de ce moment, un lien d'amitié s'est établi. Quand elle a rencontré des gens de son quartier, j'ai pu être avec elle, et j'ai vu comment Jeanne-Marie écoutait les personnes, et comment elle ouvrait avec eux un chemin pour aller vers un mieux.

  • Une fois, elle a invité une personne de confession musulmane à venir avec elle le samedi soir à la messe à sainte Bernadette, ici, où la table du Seigneur se trouve au milieu des frères et sœurs. Et quand cette personne a pris « feu d'amour du Christ », elle l'a accompagnée pour se préparer à s'approcher de l'Église.
  • Une fois, j'ai vu comment elle a tissé des liens avec une personne sans abri, et l'a encouragée sur les chemins administratifs et accompagnée pour trouver un toit.
  • Une autre fois, c'est une jeune gitane qu'elle a accueillie chez elle pour lui parler du Christ
  • Et une autre fois, j'étais à côté d'elle quand elle a rencontré quelqu'un qui avait perdu toute relation avec Dieu ; elle l'a soutenu pour qu'il retrouve Dieu et elle l'a invité à la messe du samedi soir à sainte Bernadette.
  • Et encore, quand j'étais personnellement dans le brouillard, Jeanne-Marie m'a lu des passages bibliques pour éclairer ma conscience dans cette situation.

Avec Jeanne-Marie, j'ai partagé ces temps de prières avec le groupe du renouveau charismatique ; cela m'a aidé à renforcer les racines de ma foi.

Les dernières années de sa vie, Jeanne-Marie était à la résidence sainte Monique. Il y a là bien des personnes isolées par la maladie et dans une grande solitude. Elles participaient comme Jeanne-Marie à la messe chaque mois ; ces personnes savent se donner des petits gestes de fraternité quand elles se croisent dans les couloirs, au jardin, à la salle à manger : un sourire, une petite caresse au bras ; elles savent s'arrêter pour écouter l'autre et croiser leur regard. Cela évoquait pour moi ce passage d'évangile : « Demeurez en mon amour pour que je demeure en vous … ainsi tous reconnaîtront que vous êtes mes amis ».

J'ai vu pendant ces 13 années son cœur plein d'amour pour ses enfants et petits enfants.

Merci Jeanne-Marie, merci.

Tu étais une grande dame qui a vécu très simplement. Grand merci à toi.

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